Une défense antimissile balistique : pourquoi, comment et contre qui ?

Un différend incompris et complexe oppose actuellement la Russie et les États-Unis à la mise en place en Europe par Washington de ce que les médias qualifient souvent de « bouclier antimissile balistique » (1). L'idée n'est pas nouvelle et afin d'essayer d'en appréhender les enjeux un bref rappel historique est nécessaire.

Directement lié à l'accumulation par les États-Unis et l'ex URSS d'un stock de moyens de destruction massive considérable, capable de vitrifier le territoire de l'adversaire, le concept de défense antimissile est rapidement apparu une fois la capacité de frappes balistiques nucléaires intercontinentales acquise par Moscou et de Washington. Les États-Unis et l'URSS signaient cependant le 26 mai 1972 le traité SALT ABM (2) limitant l'installation sur leur territoire d'un tel système de défense à l'équipement de deux sites ( la capitale de chacun des pays et un site de lancement de missiles intercontinentaux). Même si la contrainte budgétaire a vraisemblablement joué dans cette décision un rôle non mentionné, les attendus de l'accord précisent parfaitement la problématique principale:
- une guerre nucléaire aurait des conséquences dévastatrices pour toute l'humanité ;
- la limitation de la mise en œuvre de système antimissile balistique sera un facteur de réduction substantielle de la course aux armements stratégiques et réduira le risque de guerre nucléaire ;
- la limitation des systèmes antimissiles balistiques contribuera à la création de conditions favorables à la négociation et à la limitation des armes stratégiques ;
- cette démarche s'inscrit par ailleurs tout à fait dans le cadre des engagements relatifs au traité de non prolifération des armes nucléaires du 1er juillet 1968 (3).

L'amendement du 3 juillet 1974 (4) limitait un peu plus le déploiement d'un système de défense antimissile en ne le permettant plus que sur un seul site. Chaque partie pouvait ainsi disposer de 100 lanceurs de missiles antimissiles et de 100 missiles (5). A noter cependant que cet accord ne concernait pas la protection contre les missiles dits de « théâtre », soit ceux ayant pour cibles les forces armées adverses.

Malgré le traité de 1972 modifié, malgré par ailleurs le traité de non prolifération des armes nucléaires (6) signé peut-être dans des intentions louables mais quelque peu marqué par l'angélisme, le président Ronald Reagan lance en 1983 un programme de recherche visant pour les États-Unis à être en mesure d' intercepter tout missile ennemi redescendant dans l'atmosphère et destiné à frapper le pays. Ce projet très ambitieux est abandonné 10 ans après par Bill Clinton qui mise sur de nouvelles technologies de défense.

C'est au président Georges W. Bush qu'est revenu de porter un coup fatal au traité de 1972 précité en décidant unilatéralement le 13 juin 2002 le retrait des États-Unis. L'attentat du 11 septembre 2001, sur lequel pèsent biens des interrogations et des points obscurs (7), lui en sert de prétexte, comme il lui permet à point nommé de légitimer son intervention en octobre de la même année en Afghanistan, puis en 2003 contre l'Irak, soit-disant détentrice ou en instance de détention d'armes de destruction massive. La défense antimissile a désormais pour objectif affiché de se prémunir contre le lancement d'engins par un « état voyou » (8).

Au sommet de Lisbonne de novembre 2010, les États-Unis convainquent les dirigeants des pays de l'OTAN de développer une défense antimissile. Ils décident ainsi « d’élargir les capacités de commandement, de contrôle et de communication de l'actuel programme de défense multicouche active contre les missiles balistiques de théâtre (ALTBMD) afin de protéger non seulement les forces déployées mais aussi les populations et le territoire des pays européens de l'OTAN (9)» . La défense contre les missiles de théâtre (moins de 3500 km de portée), n'est alors qu'une première étape, même si le positionnement des installations suscite quelques oppositions ou, au moins, interrogations dans la population de plusieurs pays européens

D'un premier abord, comment, pourquoi les Européens refuseraient-ils le bouclier antimissile que proposent les États-Unis ?

Face aux risques effroyables de nature cataclystiques que font peser sur nous l'existence de bombes nucléaires, pourquoi ne répondraient-ils pas favorablement à la mise en place d'un système d'armes antimissiles ?

Répondre à cette question, c'est à la fois s'interroger sur le mécanisme de la dissuasion, sur celui du système d'arme antimissile dans sa composition mais aussi dans son déploiement et se demander si celui-ci répond à des impératifs purement techniques ou s'il ne traduit pas, à travers les sites d'implantation et les axes de surveillance choisis, une volonté politique et géopolitique bien définie.

Rapide rappel sur les capacités des armes nucléaires, sur le mécanisme de la dissuasion et l'incidence d'une défense antimissile.

Les bombes lancées sur ordre de Washington les 6 et 9 août 1945 ont tué dans l'instant , ou du fait de leurs blessures dans les 4 mois qui suivirent quelques 140 000 personnes à Hiroshima (10) et 70 000 à Nagasaki (11) et fait chacune plus de 60 000 victimes dans les 5 ans qui ont suivi, notamment du fait des cancers provoqués (12) par l'irradiation. Les bombes actuelles peuvent pour certaines se compter en multiples de 100 par rapport à celles lancées sur Hiroshima et Nagasaki. Elles pourraient donc rayer de la carte des villes comme Paris, Varsovie ou Prague.

Par construction, et à l'exception de sa version tactique (ANT) (13) , l'arme nucléaire n'est donc pas utilisable sur le sol d'un adversaire disposant d'une capacité de riposte atomique, sauf à ce que celui qui déclenche une telle attaque soit doté d'un système de détection et d'interception des vecteurs de transport adverses quasiment étanche lui permettant d'arrêter la riposte de l'adversaire.

On pourrait décrire le mécanisme de la dissuasion en un modèle décisionnel où on comparerait la probabilité d'un gain obtenu après une attaque militaire et celle d'un dommage encouru en cas de riposte nucléaire de l'adversaire. Il serait par exemple possible de poser que IaA = GpA * PgA / DpA*PdA. L'intérêt de l'attaque par un pays A (IaA) est une fonction représentée par le Gain possible par A (GpA) multiplié par la probabilité pour A d'obtenir ce gain (PgA) / le dommage possible sur son territoire ou ses forces (DpA) multiplié par la probabilité du dommage sur son territoire ou ses forces ( PdA). Plus la probabilité de A d'obtenir un gain en cas d'attaque de B est grande, plus A sera incité à attaquer B. Dans un même temps, plus le risque de dommages encourus par un pays A en cas d'agression contre B est faible, moins il aura de réticence à attaquer B. Le risque d’occurrence de l'attaque de A contre B est alors la combinaison des deux approches, celle par le gain escompté et celle par le risque encouru. Plus la probabilité du gain en cas d'attaque de A contre B est forte et plus son risque faible, et plus l’occurrence d'une attaque est grande. A contrario, plus la probabilité du gain est faible et celle des pertes fortes, et plus la dissuasion fonctionne et empêche le déclenchement d'un conflit d'envergure.

La mise en place d'un système d'armes antimissile se traduit donc paradoxalement et théoriquement par l'augmentation du risque de la mise en œuvre de l'arme thermonucléaire entre deux puissances qui en sont équipées:
- en donnant à l'attaquant la conviction, si ce n'est l'assurance, qu'il ne pourra pas recevoir en réponse une frappe nucléaire sur son territoire ;
- ou en permettant mieux une escalade dans une guerre graduelle, maîtrisée (semonce...), à laquelle pourrait se livrer deux puissances nucléaires, avec par ailleurs une frappe ciblée sur le territoire d'un tiers.

« Bouclier antimissile  », défense antimissile : le système de défense

L'utilisation de l'expression «  de bouclier antimissile  » par les médias n'est pas innocente. Elle rassure. Certes un bouclier peut ne pas protéger de tous les coups, mais il en pare la plupart. Celle de défense antimissile, d'ailleurs employée par les Américains ainsi, plus généralement, que dans les études plus élaborées que les simples articles de la presse non spécialisée, traduit mieux la réalité du système. Comme la défense antiaérienne, la défense antimissile peut réussir à atteindre ses objectifs ou échouer au regard de la disproportion entre l'attaque et les moyens de défense. A ce titre, on doit admettre que l'objectif capacitaire d'interception, aujourd'hui limité dans le programme actuel, correspond davantage à une protection contre un pays disposant de peu de vecteurs de lancement qu'à celle contre une grande puissance, mais donne aussi la possibilité, comme indiqué plus haut, d'une escalade militaire maîtrisée .

Globalement, le système de défense antimissile se compose d'un système de détection par satellite visant à déceler au plus tôt l'attaque et à lancer l'alerte, de radars destinés identifier la trajectoire, suivre l'engin porteur de l'arme et permettre sa destruction par une localisation précise dans l'espace et le temps, et d'un réseau de missiles capables de le détruire avec un maximum de probabilité et, à priori, au plus loin du territoire ami.

Au-delà des divers articles qui peuvent être lus sur la question, une des meilleures approches techniques, pour ne pas dire la meilleure est le rapport d'information déposé sur le bureau du président du Sénat le 6 juillet 2011 par MM. Jacques Gauthier, Xavier Pintat et Daniel Reiner au nom de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées , sur la « défense antimissile balistique » (14). C'est donc sur ce document que nous nous appuyons pour décrire ci-après le système de défense antimissile.

Pour des raisons techniques (rapidité de missiles, capacité de leure...) les zones d'intervention contre le missile sont endo-atmosphériques (15) (pour des menaces de 1000 Km de portée maximale), moyen-haut atmosphériques (menaces de 1000 à 3000 km de portée), et exo-atmosphériques (16) (menaces de plus de 3000 km de portée maximale, même utilisée à une portée inférieure). A noter que pour les missiles à longue portée, les systèmes de défense aérienne ne sont pas adaptés et que les systèmes endo-atmosphériques et exo-atmosphériques sont tout à fait complémentaires.

D'autres systèmes ont existé ou existent ( la défense ABM consistant à détruire le missile ennemi par intercepteurs nucléaire), ou ont fait ou font l'objet de recherche ( destruction dans la phase de lancement, armes satellites...).

Dans le domaine des moyens de détection, satellites et radars sont complémentaires. La détection initiale, au lancer du missile ennemi, qui permet mieux de déclencher l'alerte pour la riposte mais aussi pour les populations passe par le satellite (17). Les Américains disposent de deux systèmes : le DSP (Defense Support Program ) et le SBIRS (Space-Based Infrared System) appelé à replacer le DSP). Ils préparent la prochaine génération de satellites qui permettra de trajectographier le missile jusqu'à la phase de rentrée dans l'atmosphère.

Pour ce qui est des radars, la détection est faite par des radars de visée directe de bande L, à large champ, mais précision relative. Les Américains disposent déjà en Europe des radars de Fylingdales (Nord-Est de la Grande Bretagne ) et de Thule (Danemark) qui ne seraient pas adaptés pour la protection de l'Europe contre un missile tiré depuis l'Iran, mais leur action serait complétée par un radar en zone Sud-Est européenne.

Le suivi trajectographique et le guidage du contre missile sont effectués par des par des radars de visée directe de bande S ou X(radars polyvalents).

Les États-Unis disposent par ailleurs de radars dits trans-horizontaux (OTH) (18) utilisant la réflexion des ondes émises sur la mer ou sur l'ionosphère qui ont une portée supérieure aux radars de visée directe et qui permettent de détecter des menace à très basse altitude. Ils nécessitent cependant un réseau d'antennes. Un radar de ce type pourrait être installé en France pour couvrir le nord de l'Afrique.

L'interception proprement dite est effectuée par des « effecteurs » comportant un radar de poursuite, une conduite de tir et plusieurs systèmes de lancement avec des intercepteurs en couche basse et endo-atmosphérique (Patriot PAC 3 et SAMP/T) , moyen-haut endosphérique (THAAD (19)) et haute (SM-3 et GBI ).

Projet de défense antimissile en Europe prévu par Washington : choix technique ou choix géopolitique ?

En matière de localisation des systèmes, les projets et les bruits les plus divers circulent, conséquence du choc entre l'intention de chefs d’État et parfois le désaveu de leur opinion publique...

La localisation choisie par Washington est-elle liée à une contrainte géographique de bonne adéquation à une surveillance par radars, ou ne traduit-elle pas plutôt une volonté de s'installer dans des pays qui relevaient juste avant les années 1990 de la zone d'influence de la Russie afin d'éviter tout retour dans la mouvance russe ?

Le système se décline par ailleurs en des radars de détection, d'engagement pour le tir de défense antimissile et de discrimination d'objectif d'éventuels leurres.

Il est évident qu'au regard qu'au regard de la limite de la portée des radars, qui va pour les plus puissants puissants à environ 3000 km, des contraintes liées à la rotondité de la terre, il est nécessaire que celui destiné à la détection soit placé au plus près des zones possibles de lancement de missiles adverses.

La proposition de Washington d'installer un système de défense antimissile en Europe est-elle faite alors au regard de la volonté de protéger leurs alliés, de celle de disposer de radar au plus près des sites de lancement, ou répond-elle à ces deux objectifs ?

Le projet du président Obama s'appuie sur moins d'implantations terrestres que son prédécesseur et fait jouer à la marine un rôle plus grand. Quatre bâtiments américains dotés du système de détection Aegis auraient ainsi pour port d'attache La Rota (Espagne) On a par ailleurs parlé d'une implantation terrestre de radar en Tchéquie mais finalement refusée par les Tchèques en juin 2011, en Bulgarie (avec semble-il un radar de bande X conduite de tir), en Roumanie (fusées SM3) et en Turquie (radar).

Les Russes ont bien compris le message. Ils demandent des garanties sur la zone de surveillance de ce dispositif. Est-il effectivement destiné à déceler une attaque venant d'un des pays désigné par Washington comme menaçant la paix du monde ou contre la Russie ? Assurer des garanties sur ce point reviendrait à réaliser un système de défense commun, donc avec une coopération effective en matière de défense antimissile entre l'OTAN et la Russie, ou à permettre un contrôle sérieux des installations et de leur mise en œuvre. Les Russes ont répliqué dans le registre du symbole si ce n'est également dans celui de la proximité de la menace. C'est ainsi que le président Dimitri Medvedev a annoncé le 23 novembre dernier les mesures prises au regard du déploiement de la défense antimissile en Europe :
- mise en place d'un radar à Kaliningrad, dont il est rappelé ici que cette ville, ancienne Keonisberg allemande, avec le petit territoire qui l'entoure, a été reçue par l'URSS en 1945. Aujourd'hui enclave séparé de la Russie mais seul port russe de la mer Baltique non pris par la glace quel que soit le mois de l'année, Kaliningrad représente à la fois un symbole et un site stratégique important ;
- Protection renforcée des sites abritant les forces stratégiques nucléaires ;
- utilisation d'ogives capables de percer le système antimissile de l'OTAN :
- déploiement possible de systèmes de frappe dans l'Ouest et le sud de la Russie, notamment l'installation de missiles sol-air Islander dans la région de Kaliningrad.

C'est dans le prolongement de ces décisions que les Russes, à juste titre, lient la poursuite de la réduction des armes stratégiques offensives et le dossier relatif aux armes stratégiques défensives, ce qui revient à remettre en question les accords SALT II (20)

« Bouclier antimissile », Défense antimissile et dissuasion : quels choix possibles et souhaitables.

Si l'existence d'un tel « bouclier » ou d'une défense antimissile réduit théoriquement, et comme on l'a indiqué plus haut, l'effet de la dissuasion nucléaire et augmente dans le même temps la probabilité de l'emploi de l'arme nucléaire (21), il a par contre l'avantage de permettre de se prémunir contre une attaque déclenchée par un dirigeant dont le fanatisme ou la folie n'arrêterait pas son intention de frappe malgré la capacité de riposte. Il est vrai également qu'un tel système de détection peut se heurter aux difficultés d'identification en cas de lancement depuis un sous-marin.

Par ailleurs un pays disposant de façon monopolistique d'un bouclier antimissile permettant de neutraliser toute attaque nucléaire ne serait plus freiné dans la tentation qu'il aurait de mettre en œuvre, si nécessaire, l'arme nucléaire contre ses adversaires, voire simplement contre ceux qui menaceraient ses vues hégémoniques. Un tel emploi pourrait être préventif contre un pays disposant de l'arme nucléaire ou complémentaire à un engagement classique qui ne permettrait pas d'atteindre les objectifs poursuivis sans des pertes humaines américaines.

Il convient donc de bien peser les avantages et les inconvénients d'une défense antimissile, mais de réaliser que si un État détenteur de l'arme nucléaire et de moyens balistiques de lancement s'en dote, il est dangereux pour les autres grandes puissances de ne pas en faire de-même.

Au regard des menaces qui pèsent sur les nations, un tel dispositif ne se conçoit pleinement que dans le cadre national. Israël s'en dote bien avec par exemple les intercepteurs Arrow2 pour la couche moyen-haut atmosphérique ou Arrow 3 pour la couche haute exo-atmosphérique. EADS Astrium propose à la France le projet Exogard.

L'ensemble du dispositif de défense demandant des moyens importants capables à la fois de détecter le plus rapidement possible les attaques adverses et d'alerte, de trajectographie et de guidage du missile antimissile, un déploiement dans le cadre d'une alliance ou d'un système de défense commun contre un état tiers est plus que souhaitable pour ne pas dire indispensable.

Si, comme ils le disent, les Américains n'ont pour objectif que d'assurer pour eux-mêmes et pour leurs alliés européens une protection contre quelques lancements ponctuels par un État irresponsable, alors il serait plus que logique que le système destiné à l'Europe soit construit en liaison avec la Russie. On peut par ailleurs se demander pourquoi l'Union Européenne, qui a le premier PIB du monde ne serait pas capable de se doter elle-même d'un système antimissile. Ce dispositif pourrait, d'ailleurs, ne pas être exclusif d'un travail en réseau avec la Russie, voire aussi avec les États-Unis.

Auteur : Commissaire colonel (e.r) Jean-Claude Philipot, Ancien chercheur associé au Centre d'Histoire militaire et d'études de défense nationale de Montpellier (1980-1985). DEA sur « L'armée soviétique en 1980 », puis doctorat de troisième cycle sur « L'utilisation de la troisième dimension dans l'armée de terre soviétique ».

(1) À ne pas confondre avec les « missiles de théâtre » dont les objectifs sont militaires et les rayons d'action courts.
(2) SALT ( Strategic Arms Limitation Talks) ABM Treaty ou Traité sur les missiles antimissiles intervenu dans le cadre des pourparlers sur la limitation des armes stratégiques.
(3) http://www.admin.ch/ch/f/rs/i5/0.515.03.fr.pdf
(4) https://www.fas.org/nuke/control/abmt/text/abmprot1.htm
(5) L'URSS avait choisi de protéger Moscou ; les États-Unis
(6) Art. VI
(7) On pourra se reporter avec intérêt au site http://www.reopen911.info/ qui donne une explication alternative au drame du 11 septembre 2001 à ne pas négliger.
(8) Corée du Nord, Iran ou Irak...
(9) http://www.nato.int/cps/fr/natolive/topics_49635.htm
(10) Bombe à l'uranium d'une puissance de 15 kilotonnes, soit équivalente à 15 000 tonnes de TNT intitulée « little boy »
(11) Bombe au plutonium d'une puissance de 22 kilotonnes, soit équivalente à 22 000 tonnes de TNT intitulée « Fat man »
(12) cf. Institut Hiroshima Nagasaki (http://www.ihn-france.org/)
(13) Armes nucléaires à faible capacité ( 1, 2, ...kilotonnes) à effet volontairement limité utilisables contre l'armée adverse, parmi lesquelles on peut citer la bombe au neutron (bombe N) dont les stocks ont été détruits en France mais que les Américains pourraient bien avoir utilisé en Irak pour s'emparer de Bagdad (http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8011).
(14) http://www.senat.fr/rap/r10-733/r10-73329.html
(15) Endo-atmosphérique ou dans l'atmosphère
(16) Exo-atmosphérique ou hors de l'atmosphère
(17) Même dans le cas de lancement de missiles intercontinentaux, le délai entre le lancement et l'arrivée de l'arme nucléaire sur objectif est au maximum de l'ordre d'une trentaine de minutes.
(18) Trois radars de ce type sont déployés autour du golfe du Mexique
(19) Terminal High Altitude Area Defense (THAAD)
(20) Strategic Arms Réduction Treaty II signé à Prague le 8 avril 2010 et remplaçant le traite STAT I de 1993, arrivé à expiration en décembre 2009.
(21) On pourra notamment se référer sur ce point à l'ouvrage de John M. Colins « Américain ans soviet military trends since the cuban missile crisis », Center for Strategic and International Studies, Georgetown university,, 496p, 1978 qui décrit parfaitement la problématique telle qu'elle avait été posée dans les années des accords SALT, notamment le lien entre dissuasion et défense antimissile pp.127 à 140, et l'approche alternative ou complémentaire de la protection civile.

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